Mellé, une page d'Histoire

L'origine de Mellé paraît très ancienne.
La paroisse de Mellé est citée pour la première fois en 1241 dans un écrit de l'abbaye de Savigny ; elle dépendait de la baronnie de Fougères. Cependant, Mellé existait bien avant cette première trace écrite. Il se pourrait qu'elle remonte à l'époque gauloise, tirant sans doute son nom du son celte "mell" signifiant bosse, butte, colline.
Mellé, vers l'an 1000, devait être une lande (défrichement faible) limitée du côté de Poilley, Villamée, Saint-Georges-de-Reintembault et Monthault par le croisement de deux chemins gaulois reliant Corseul à Carnute et Condate à Vieux. Ces deux chemins furent améliorés et entretenus durant la période gallo-romaine et reliaient Aleth à Chartres et Condate à Vieux (ces deux chemins sont appelés voies romaines par les historiens Emile Pautrel et Le Bouteiller). Fougères et Mellé sont alors reliées par le chemin Mellouin, dont le tracé est repris aujourd'hui approximativement par la route départementale N°108.
D'après l'historien Ogée, des fortifications auraient été érigées pendant la période gallo-romaine au Moulin des Châteaux, situé à la limite Nord de la commune, près de Monthault. Dans son Dictionnaire de Bretagne, il écrit ceci : "Au village dit des Châteaux sont des restes que l'on regarde comme d'anciennes fortifications romaines".
L'historien Paul Banéat parle de "retranchements dits les Châteaux à Mellé"et de "vestiges de fortifications de terre à Monthault" dans Le département d'Ille-et-Vilaine - Histoire - Archéologie - Monuments en 1928.
Amédée Bertin et Léon Maupillé écrivent dans une réédition de la Notice historique et statistique sur la baronnie, la ville et l'arrondissement de Fougères, parue en 1846 : "Sur le bord de l'étang des Châteaux, on remarque deux mottes énormes, restes de deux anciennes forteresses féodales. La plus grande, élevée de dix mètres au-dessus du sol, présente une superficie d'environ un hectare ; elle est entourée de fossés profonds, et des arbres ont cru sur ses glacis escarpés. La seconde, qui n'est séparée de la première que par un large fossé, est un peu moins élevée et présente une surface bien moins grande. On la désigne dans le pays sous le nom de la Redoute".
Enfin, dans un manuscrit de 1834, Jean-Marie Bachelot de la Pylaie, naturaliste, antiquaire et voyageur né à Fougères, donne une description détaillée du "Camp gaulois, nommé le Camp de l'étang des Châteaux".
Selon la toponymie, Motte signifie un château primitif ; d'où le nom Châteaux ; le nom Moulin est sans doute venu le devancer au début du 19ème siècle, lors de l'installation d'un moulin sur ce site (19ème siècle : âge d'or des moulins : abolition des droits féodaux, dont le droit de banalité, en 1793 ; présence d‘un moulin au village du Moulin des Châteaux sur le cadastre napoléonien de 1834). A Saint-Georges-de-Rlt, existe par ailleurs un village appelé la Motte, à la frontière avec Mellé et à proximité de l'ancienne voie gallo-romaine reliant Condate à Vieux.
La présence de deux anciennes mottes castrales de l'époque carolingienne (la Redoute et la Redonne) sur le site du Moulin des Châteaux est donc attestée ; il reste plus incertain que ces deux mottes se soient installées sur d'anciennes fortifications gallo-romaines.

 




le label Communes du Patrimoine Rural de Bretagne
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l'histoire de Mellé
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le patrimoine architectural et paysager de Mellé
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